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Agir pour Ingrid Betancourt

L'accord humanitaire maintenant pour libérer tous les otages en Colombie

5 ans de séquestration pour Marc Gonsalves, Keith Stansell et Marc Howes

Dernière édition : 25 mars 2008


AgirpourIngrid.com - Paris - 13/02/08

Voila 5 ans que les trois américains Thomas Howes, Keith Stansell et Marc Gonsalves sont détenus dans la jungle par les FARC.

A cette triste occasion, le comité de soutien IdF organisera prochainement un grand rassemblement afin de rendre hommage à Keith, Thomas, Marc et Ingrid. Cet événement sera l’occasion de rappeler l’importance d’une mobilisation internationale pour la libération des otages et de mobiliser l’opinion publique américaine sur le sort de trois de leurs concitoyens.

Les Otages oubliés de l’Amérique - Extraits de Newsweek (2008)

Il y a 5 ans aujourd’hui, le 13 Février 2003, un avion embarquant quatre civils américains et un Colombien, s’écrasait dans un champ de coca à la suite d’une panne de moteur, dans le sud de la Colombie.

Un groupe des FARC alors présent dans la zone, s’est rapidement rendu sur le lieu du crash et ont encerclé les 5 hommes. Employés civils du Pentagone, Marc, Thomas, Keith et Janis, étaient en mission de reconnaissance (détection de fermes de coca) dans le cadre d’un programme de lutte anti-drogue, financé par les Etats-Unis.

L’un des pilotes américain de l’avion, Tom Janis et un sergent de l’armée colombienne qui accompagnait l’équipage, ont été exécutés sur les lieux du crash. Mais les trois Américains survivants, le copilote Thomas Howes, l’ingénieur de vol Keith Stansell et l’analyseur système Marc Gonsalves, ont été emmenés dans la jungle colombienne, où ils sont détenus depuis 5 ans.

Le silence de la Maison Blanche

Durant ces 1826 jours de séquestration, le président Bush n’a parlé qu’une seule et unique fois des trois otages, en répondant à une question posée à la fin d’une conférence de presse à Bogota en Mars 2007 : “ce sont trois gars innocents détenus depuis trop longtemps”, répondit Bush au journaliste, en compagnie du président Alvaro Uribe. “Je suis concerné par leur sécurité, je le suis vraiment”.

Uribe et Hugo Chavez ont tout deux rencontrés les proches des trois américains, pour tenter de trouver des moyens de persuader les FARC de les libérer. Aujourd’hui, le président Bush n’a toujours pas souhaité s’entretenir avec les familles des otages. Washington a toujours refusé de négocier avec des forces terroristes afin de prouver ainsi aux preneurs d’otages qu’ils n’auront aucun bénéfice en prenant en otage des citoyens américains. “Nous devons penser autant aux otages d’aujourd’hui, qu’aux possibles futurs otages” rétorqua l’ambassadeur américain de Colombie William Wood en 2006.

Cependant, les familles des otages ne comprennent pas l’opposition constante de la Maison Blanche aux efforts de la France, de l’Espagne et de la Suisse pour ouvrir le dialogue avec la guerrilla colombienne.

Des familles seules à se battre

Les Stansells se souviennent avec beaucoup d’amertume d’un appel téléphonique officiel du Département d’Etat, reçu la veille de leur départ pour Caracas. Cet appel les prévenait que le gouvernement américain ne voyait aucune objection à leur rencontre avec le président Chavez. “C’est le meilleur soutien qui nous ait été donné : pas d’objection !” témoigne Gene, le père de Keith, retraité de 75 ans ancien principal d’une école en Floride. “Personne ne leur a demandé de négocier avec les terroristes, mais s’ils ne négocient pas avec les FARC alors que la France et plusieurs pays le font, pourquoi les officiels américains ne peuvent-ils pas ouvrir le dialogue avec la guerilla ?"

Concernant le refus de négocier avec des terroristes : “B.S...” répond Jo Rosano, mère de Marc Gonsalves, ancien officier de l’US Air Force (Jo, italienne d’origine s’est rendu à plusieurs reprises sur place en Colombie afin d’obtenir des informations sur l’état de santé de son fils). “Le gouvernement américain aurait dépensé beaucoup plus d’énergie et de moyens pour mon fils, si celui-ci était toujours dans l’armée”.“Ils s’en foutent, c’est pour cela qu’ils utilisent des contractants, pour éviter toute responsabilité” . “Ils nous disent, ‘nous ne laissons pas les nôtres derrière’, donc je suppose que nos enfants ne sont pas des leurs. Mais ils sont des nôtres, et je n’ apprécie certainement pas la façon dont le gouvernement US traite Marc, Tom et Keith”.

Au printemps 2007, Jo Rosano et les Stansells ont reçu un nouvel espoir grâce au témoignage de Pinchao qui a confirmé avoir vu les trois civils américains en vie. La libération de Clara Rojas et de Consuelo Gonsalez en janvier dernier et les pour-parlers d’une nouvelle libération de trois otages colombiens ont permis aux familles de croire en un possible geste des FARC envers les otages Américains. Malgré tout, celles-ci préfèrent modérer leur optimisme. “ Chaque fois qu’un otage est libéré, cela nous donne l’envie d’y croire, car cela faisait tellement d’années que les FARC n’avaient pas libéré d’otages” explique Gene Stansell. “Mais depuis les cinq dernières années, notre vie n’a été qu’un enchaînement de nouvelles pleines d’espoir et d’événements angoissants. Ca a été franchement une épreuve difficile et il n’y a pas de signe à ce que cela se finisse bientôt.

Dernière édition : 25 mars 2008 Favoris Envoyer la page à un ami! Digg! Del.icio.us Facebook Technorati Google MyYahoo! Enregistrer au format PDF Remonter
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