AgiravecIngrid.com - Paris/Bogota - 16/08/08
Libération - Michel Taille
Ses cinq frères et sœurs aînés avaient tenté de le faire renoncer aux armes. Mais le jeune homme, bien élevé, choyé toute son enfance par une mère et des sœurs-poules, était « tombé amoureux » de la police. Ce garçon timide avait, sous l’uniforme, « l’impression de rendre service aux gens ». « Nous lui répétions que c’était trop dangereux », se rappelle sa sœur Rosalba. Il avait choisi l’un des corps les plus exposés : le Gaula, l’unité anti-kidnappings, et partait pendant des mois dans des garnisons au climat moite. En juin 2007, les Farc l’ont pris avec deux collègues, à un barrage d’une route du sud du pays. Sa famille, depuis, ne rate plus une information sur le sujet. « Nous avions toujours peur que mon frère reçoive une balle pendant une opération de libération, dit Rosalba, mais nous n’imaginions pas qu’il se ferait capturer. »
Libération va publier les portraits des otages politiques des FARC, au rythme de un par jour
Les otages politiques des FARC


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