AgiravecIngrid.com - Paris/Bogota - 12/08/08
Libération - Michel Taille
Le lendemain de la prise de la base de Curillo, Mery Moreno, opérée des yeux la veille, avait été tenue éloignée de la télévision par ses filles sous prétexte de convalescence. « J’ai fini par leur échapper vers 10 heures du soir. » C’est là qu’elle a appris l’attaque par les Farc de la garnison de son fils, Alvaro, celui qui l’appelait tous les soirs. C’est chez elle qu’il venait en permission. C’est lui qui demandait de ses nouvelles, et pas l’autre fils, son jumeau, parti sans laisser d’adresse. Depuis ce soir-là elle n’a presque rien su de plus. Sur les vidéos, « il ne me parle presque pas ». Le policier salue rapidement la famille, sa mère, sa fille Kelly et son fils Kevin, puis adresse un long charabia au gouvernement colombien.
« C’est l’ordre de la guérilla », suppose la jeune grand-mère. Six otages sont relâchés au début de l’année, d’autres libérés en juillet. « Aucun ne connaissait mon fils. ».
Libération va publier les portraits des otages politiques des FARC, au rythme de un par jour
Les otages politiques des FARC


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