Allez directement au menu Allez directement au contenu

Agir pour Ingrid Betancourt

L'accord humanitaire maintenant pour libérer tous les otages en Colombie


Ecoutez l’annonce radio


Alvaro Uribe snobbe la justice colombienne et veut rempiler à la présidence colombienne

Dernière édition : 27 juin 2008

AgirpourIngrid.com - Bogota - 27/06/08

Le chef de l’Etat colombien Alvaro Uribe, élu jusqu’en mai 2010, a demandé vendredi au Congrès de convoquer immédiatement une nouvelle élection présidentielle et engagé un bras de fer avec la Cour suprême de justice qui s’efforce de l’empêcher d’être une troisième fois candidat.

"Je convoquerai le Congrès de la République pour qu’il engage avec la plus grande célérité un projet de loi" qui appelle les Colombiens à une nouvelle élection présidentielle, a déclaré le chef de l’Etat dans une allocution radio-télévisée à la nation. Alvaro Uribe a par ailleurs implicitement accusé la Cour Suprême de justice d’abus de pouvoir.

Alvaro Uribe a fait ce discours quelques heures après que la Cour suprême eut ordonné de réviser la réforme constitutionnelle qui a permis sa réélection en 2006, ce qui l’empêcherait de se représenter à la présidence. En Colombie, avant la présidence d’Alvaro Uribe, la Constitution ne permettait pas à un chef d’Etat d’effectuer deux mandats successifs.

"Les raisons de fait et de droit qui ont servi de fondement à cette décision (d’autoriser un second mandat), montrent que l’approbation de la réforme constitutionnelle (ndlr : de 2006 permettant la réélection d’Uribe) a été l’expression d’une claire et manifeste déviation de pouvoir", ont indiqué dans leur arrêt les magistrats de la Cour suprême.

La décision de la Cour suprême est intervenue à la suite de la condamnation à 47 mois de prison d’une ex-congressiste, Yidis Medina, qui a confessé avoir été corrompue par le gouvernement conservateur d’Uribe pour voter au Congrès en faveur de la réélection en 2006 de l’actuel chef de l’Etat. "La Cour suprême applique une justice sélective", a affirmé dans son discours Alvaro Uribe.

Plus prudent, le nouveau ministre de l’Intérieur et de la Justice Fabio Valencia a déclaré : "Nous n’avons recu aucune notification officielle de la part de la Cour suprême. J’attendrai cette notification avant de me prononcer".

Le Parti libéral (opposition) a immédiatement réagi en accusant Alvaro Uribe de vouloir "provoquer une crise institutionnelle". "Ce qui se passe est très préoccupant. Cette annonce est très grave car c’est une attitude de défi du président face à la justice. Le gouvernement a réagi à chaud et tente de provoquer une crise institutionnelle", a estimé Cecilia Lopez, porte-parole du Parti libéral au Sénat.

"Le président est irascible devant les critiques. Il pense, en s’appuyant sur sa popularité, que ses actes sont justifiables", soutient Carlos Gaviria, porte-parole et ancien candidat à la présidentielle du Pôle démocratique alternatif (opposition de gauche).

"J’ai exercé la présidence avec amour pour la Colombie , avec l’unique objectif de bien servir l’intérêt général. J’ai voulu lutter pour un pays sûr, prospère et équitable", a proclamé Alvaro Uribe dans son discours. Cet épisode constitue un affrontement entre "un président qui se sait très populaire et qui se lance aujourd’hui dans une élection qu’il est capable de gagner et des magistrats qui veulent empêcher à tout prix que le dirigeant accommode la Constitution à ses prétentions en vue d’un troisième mandat", a commenté Pedro Medellin, professeur à l’Université nationale de Bogota.


AUTRES ARTICLES :
- La France n’a pas de nouveau contact avec les FARC
- Le Bloc Oriental des FARC publie un communiqué sur les otages
- Dans sa preuve de vie, l’otage Moncayo demande à Ingrid d’être forte
- Les FARC donnent aussi une preuve de vie de Sigifredo Lopez
- L’Équateur ne renoue finalement pas le dialogue avec la Colombie
Dernière édition : 27 juin 2008 Favoris Envoyer la page à un ami! Digg! Del.icio.us Facebook Technorati Google MyYahoo! Enregistrer au format PDF Remonter
Comité de soutien à Ingrid Betancourt et tous les otages en Colombie
Vous aussi, affichez votre soutien
Contacts presse

A propos du site  

© 2007 - 2008 - Mentions légales
Crédits - Reproduction

Signalez un bug