AgiravecIngrid.com - Paris/Bogota - 29/08/08
Libération - Michel Taille
La famille de ce sous-officier captif fuit les journalistes. Lassés par des années d’annonces de négociations sans lendemain, son épouse et ses deux enfants évitent d’écouter les informations. La libération de 21 otages depuis janvier, qui a occupé les directs des télévisions colombiennes, ne les concernait pas ; et les rares preuves de vie données par les ravisseurs des Farc ne leur ont pas été destinées depuis plus de cinq ans. Seuls les témoignages de libérés et les lettres d’autres otages ont permis à son épouse, institutrice, d’en apprendre un peu sur les premières années de captivité. Comme le jour de leur première rencontre, lors du bal d’un village de garnison, Carlos José aurait continué à chanter et à danser. D’après ses ex-compagnons, il entonnait dans les campements de barbelés les airs des vastes plaines de l’est colombien où il a grandi et a même tenté d’enseigner aux autres prisonniers quelques pas d’une danse typique. Mais aujourd’hui, après neuf ans de faux espoirs, sa femme craint que son moral finisse par craquer.
Libération va publier les portraits des otages politiques des FARC, au rythme de un par jour
Les otages politiques des FARC


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