AgiravecIngrid.com - Paris/Bogota - 14/08/08
Libération - Michel Taille
Au milieu de l’attaque, le sergent a levé la tête, malgré l’obscurité, pour tenter de découvrir d’où venaient les tirs qu’il essuyait. Cela faisait plusieurs heures que la guérilla pilonnait le commissariat et les bâtiments alentours, ce 1er novembre 1998. Au petit matin, Lasso et une cinquantaine de ses compagnons furent capturés.
Bon vivant, ce natif de Cali, dans l’ouest de la Colombie, s’était fait remarquer dans la petite ville amazonienne comme un camarade de jeux à la bonne humeur inébranlable.
Une habitante, Ninfa, avait été séduite par le « Gordo », le « bon gros » dont elle allait apprendre qu’elle était enceinte quelques semaines après l’attaque.
La captivité n’aurait pas entamé Lasso. Barbe et cheveux longs, il remonte le moral de ses compagnons de captivité, « ne refuse jamais rien à personne », selon un policier évadé depuis. Ses proches espèrent seulement que l’armée n’ira pas tenter une sortie militaire sanglante.
Libération va publier les portraits des otages politiques des FARC, au rythme de un par jour
Les otages politiques des FARC


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