AgiravecIngrid.com - Paris/Bogota - 28/07/08
Libération - Michel Taille
Bien malgré lui, ce lieutenant enlevé à un barrage en 1998, « au même endroit qu’Ingrid Betancourt », a jeté sa famille dans le militantisme. Le policier discipliné, qui reprochait à sa sœur institutrice de participer aux manifestations de « gauchistes », a provoqué depuis son enlèvement la mobilisation de tous ses proches. Ils sont parmi les plus assidus, tous les mardis matins, à crier devant le Parlement colombien, pour exiger un « accord humanitaire » avec la guérilla. Depuis des années, son père lâche chaque semaine son magasin de chaussures pour manifester. Sa sœur Margarita est devenue vice-présidente d’Asfamipaz, l’association des parents de combattants otages des Farc. « Je sens qu’il m’a confié une mission, explique-t-elle. Quand il sera libéré, je continuerai à lutter, cette fois pour les disparus. »Sa mère, malade, a délaissé le rassemblement hebdomadaire. Mais c’est elle qui, tous les matins, envoie via une radio un message de réconfort au fils absent.
Libération va publier les portraits des otages politiques des FARC, au rythme de un par jour
Les otages politiques des FARC


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