AgirpourIngrid.com - Chamonix - 01/07/08
La réunion de deux cordées de femmes défendant une Europe écologique et d’alpinistes qui ont hissé un portrait d’Ingrid Betancourt, mardi au sommet du Mont-Blanc (4.810,90 m), est un "symbole extrêmement fort", a estimé Fabrice Delloye, ex-mari et père des enfants de l’otage franco-colombienne.
"C’est un symbole extrêmement fort car Ingrid a toujours été une grande militante de la cause environnementale", a déclaré Fabrice Delloye. Les deux cordées se sont retrouvées par hasard mardi matin au sommet du toit de l’Europe, où elles ont côte à côte déployé une banderole où était écrit "L’UE vers une ère écologique" et le portrait de Mme Betancourt, transportés par quatre alpinistes français.
Fabrice Delloye s’est aussi déclaré touché par le fait que des Européennes se montrent sensibles à la cause de son ex-épouse "au moment où la France prend la présidence de l’UE". "Jamais aucune femme européenne n’a été prise en otage aussi longtemps", a souligné Fabrice Delloye.
Les quatre alpinistes, parmi lesquels le champion de ski-alpinisme, Lionel Bonnel, sont redescendus du Mont-Blanc peu après 12H30 à Chamonix, où ils ont été accueillis par Christine Janin, première Française à avoir atteint l’Everest et le maire de Chamonix, Eric Fournier.
Ils transportaient le portrait de l’otage, déployé sur le sommet du Mont-Blanc, où était écrit : "23 février 2008, six ans de détention pour Ingrid Betancourt , l’espoir prend de l’altitude, l’indifférence pèse plus que les chaînes", ainsi que des drapeaux colombien et européen.
Partis de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) lundi matin en vélo, les alpinistes, âgés de 29 à 42 ans, ont effectué toute l’ascension du Mont-Blanc vêtus de tee-shirts où était imprimé le portrait de l’otage.
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