Agirpouringrid.com - Paris - 02/01/08
Fiasco de l’opération Emanuel
Après plusieurs jours d’une attente interminable, la nouvelle est tombée hier matin : "pour des raisons de sécurité" les FARC n’ont pas revelé leur lieu d’echange.
Prévue jeudi dernier [le 27 décembre], l’opération, baptisée "Operation Emanuel", de récupération des otages a été reportée de jour en jour, les guérilleros n’ayant pas fait savoir où les hélicoptères envoyés en Colombie par Hugo Chavez pourraient les prendre en charge. Ces avions, sous les couleurs du Comité International de la Croix Rouge, sont donc restés sur le tarmac de Villavicienco, en vain.
Après des jours d’attente, les otages n’ont pas été libérés et la délégation internationale composée de représentants de sept pays (Argentine, Equateur, Cuba, Bolivie, Brésil, France et Suisse) a quitté lundi soir l’aéroport de Villavicencio en Colombie.
La libération des trois otages est "impossible maintenant" pour des raisons de sécurité, a expliqué la guérilla colombienne dans un message reçu par Hugo Chavez. Elle a accusé le gouvernement colombien de mener des opérations militaires dans la région.
"Monsieur le Président, les intenses opérations militaires qui se déroulent dans la zone nous empêchent pour l’instant de vous remettre Clara Rojas, Emmanuel et Gonzalez de Perdomo, comme c’était notre souhait", selon le message daté du 30 décembre et lu lundi par M. Chavez.
L’espoir est donc retombé pour les familles.
Le Mystère Emanuel
A peine l’operation Emanuel avortée, le président Uribe, a fortement accusé les FARC d’avoir trompé le monde en promettant la liberation d’un enfant qui ne serait plus entre leurs mains.
En effet, Alvaro Uribe, affirme que le petit Emanuel pourrait en fait être le petit Juan David Gomez, un enfant placé dans une famille d’accueil en 2005.
Selon le président colombien, le 16 juin 2005, un homme se présentant comme le grand-oncle de l’enfant aurait remis à l’hôpital de San José del Guaviare, ville amazonienne de l’Est colombien, un enfant aux yeux clairs de 11 mois, en bien mauvais état.
Il serait né le 20 juillet 2004 de père inconnu, et de mère déclarée disparue. Le 22 juin 2005, l’hôpital l’aurait remis à l’institut colombien d’aide à l’enfance, qui décrit un enfant mal nourri, souffrant de paludisme et de leishmaniose, au bras gauche paralysé par une fracture mal soignée.
Or, selon John Frank Pinchao, Emmanuel aurait eu le bras cassé à sa naissance, dans les pénibles conditions de captivité dans la jungle.
Des tests ADN seront effectués dans les prochains jours auprès des proches de Clara Rojas.




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