AgiravecIngrid.com - Paris/Bogota - 30/08/08
Libération - Michel Taille
En mars, pour la première fois, un message a été adressé au sergent sur les ondes. Depuis sa capture, Arcia écoutait fiévreusement les émissions de radio sur un petit poste à piles, dans l’espoir d’entendre quelques mots de réconfort d’un proche. Mais sa mère biologique, qui l’a confié à une famille à l’âge de 8 ans pour lui éviter une vie misérable dans les rues, est frappée de troubles mentaux ; sa mère adoptive est sourde et malade ; et ses frères et sœurs, plus âgés, semblent l’avoir oublié. « Ce serait tellement bien de recevoir un message », répétait-il à sa voisine et amie de captivité, Consuelo Gonzalez. Relâchée en février, celle-ci se charge de lui envoyer quelques mots chaque semaine. Le petit sous-officier à la voix forte, auteur d’une tentative d’évasion ratée - il était retombé sur le campement après trois jours de cavale - a appris la mort de trois de ses frères adoptifs. Il sait aussi que ses anciens compagnons libérés le considèrent comme un « petit frère » qu’ils ne « peuvent pas oublier ».
Libération va publier les portraits des otages politiques des FARC, au rythme de un par jour
Les otages politiques des FARC


Signalez un bug