AgiravecIngrid.com - Paris/Bogota - 04/08/08
Libération - Michel Taille
Au soir de la libération des 15 otages, dont Ingrid Betancourt, le 2 juillet, les parents du sous-officier captif regardaient la télévision, avides de nouvelles de leur fils. Un des libérés a fini par en donner, en direct, au bord des larmes : « Ils ont tué "Peñita" il y a plus de cinq ans. Ils disaient que c’était un danger parce qu’il avait des problèmes psychologiques. » La famille n’avait reçu aucune nouvelle depuis sept ans. Fin 2001, au moment d’envoyer une lettre à sa famille, les Farc lui interdisent d’écrire plus d’une page ; de rage, il déchire tout. Plus tard, il est écarté du groupe. « Ils disent qu’ils l’ont emmené pour lui faire subir un traitement, mais nous ne l’avons pas revu », écrit le colonel Mendieta. Peña aurait été fusillé les chaînes au cou, au bord d’une fosse. Interrogée par la radio colombienne, sa mère voulait encore espérer. « C’est un guérillero qui a raconté tout ça au libéré, lui ne l’a pas vu. »
Libération va publier les portraits des otages politiques des FARC, au rythme de un par jour
Les otages politiques des FARC


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