AgiravecIngrid.com - Paris/Bogota - 27/08/08
Libération - Michel Taille
Le guérillero qui a appelé l’épouse de Sanmiguel, deux semaines après la capture, ne décolérait pas : « Pourquoi est-ce que ces fils de p… de militaires ne reconnaissent pas que c’est nous qui l’avons ? » Le caporal avait été pris par les Farc lors d’un assaut meurtrier contre sa patrouille, dans un des rares coups durs portés par la guérilla ces derniers mois. Des paysans ont ensuite confirmé qu’ils avaient vu les rebelles partir avec le sous-officier « pieds nus, ensanglanté et mains liées ». Mais les autorités, qui accumulent les victoires contre la guérilla, rechignent à reconnaître sa capture. La semaine dernière, les guérilleros ont confirmé que son sort, comme celui de 29 otages dit « échangeables », dépendait de l’ouverture de négociations. Sa mère, son épouse restée avec un bébé de 5 mois et une sœur cadette qui avait l’habitude de l’appeler pour faire ses devoirs ont découvert la sinistre routine des familles d’otages.
Libération va publier les portraits des otages politiques des FARC, au rythme de un par jour
Les otages politiques des FARC


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