AgiravecIngrid.com - Paris/Bogota - 02/08/08
Libération - Michel Taille
Une énième vexation de ses ravisseurs lui a sans doute sauvé la vie. Comme ses compagnons de détention, Sigifredo Lopez aurait dû mourir criblé de balles, le 18 juin 2007. Mais il avait été mis dans un campement à l’écart peu auparavant, sans doute puni pour avoir enfreint une des multiples règles des Farc. Cela faisait cinq ans que cet élu local du Valle del Cauca (Sud-Ouest de la Colombie) partageait la captivité de 11 collègues de la région de Cali.
Lors de leur enlèvement, ils avaient été abusés par une mise en scène de cinéma : les guérilleros avaient fait irruption dans leur assemblée en se faisant passer pour des militaires, et ordonné l’évacuation pour une alerte à la bombe. Ancien athlète, Lopez n’avait pas opposé plus de résistance que ses voisins. L’avocat a sans doute tenté de convaincre les ravisseurs de négocier : après tout, il avait été maire de Florida, commune dont la guérilla demande la démilitarisation pour y entamer des discussions. Mais ses derniers espoirs se sont probablement éteints le 18 juin 2007, lorsque les guérilleros, croyant à une attaque de l’armée, ont abattu ses onze compagnons. Ils avaient préféré tuer leurs proies plutôt que de prendre le risque de les laisser retrouver la liberté.
Libération va publier les portraits des otages politiques des FARC, au rythme de un par jour
Les otages politiques des FARC
Les FARC fournissent enfin une preuve de vie de Sigifredo Lopez
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